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(Source: laurennlose)
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Insomnie
Je ne sais pas. Il est trois heures et demie du matin et je ne veux pas aller dormir. C’est la faute aux Sims 3 peut-être, ou peut-être qu’il y a autre chose, comment savoir. Ma vie est si vide. Je suis sans travail depuis trop longtemps, sans rien à faire. Mon copain se fait du souci pour moi. Si je ne me reprends pas, je vais devenir une loque. Mais que faire ?
Chercher un travail, oui. Mais je n’ai pas envie de faire un travail de merde, et je suis sous-qualifiée pour le reste.
L’écriture. Sauf que depuis qu’il m’a dit, en substance, que c’était de la merde, ça m’a un peu découragée. Comment je vais faire pour me sauver, sans l’écriture ? Je ne sais pas.
Il faudrait que j’aille voir ma famille. Je ne les ai pas vus depuis un an, presque. Je n’ai pas très envie de les revoir, mais je sais que ce serait une bonne chose. Si j’arrive à me contenir, prendre sur moi. Mais je n’ai aucune éclatante réussite à leur montrer, ces derniers temps. Je pourrais récupérer des trucs. Faire les présentations avec R. histoire que ce soit derrière moi. Et passer du temps avec mes grand-parents, parce qu’ils ne seront pas toujours là… Oui.
Visiter des trucs. Je ne sais pas. Je voudrais visiter un peu la ville mais je manque de courage.
La seule chose à faire c’est probablement d’en parler à R., qui saura quoi faire, car il sait toujours. Lui dire que j’ai besoin d’aide, que je ne vais pas très bien. Je me dégoûte tellement parfois. Je crois que c’est le truc de l’écriture, le fait qu’il m’ait dit qu’il n’aimait pas — même s’il ne l’a pas dit en ces termes, bien sûr.
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Housewife. Beauty queen. Homewrecker. Idle teen.
Cher journal.
Cher, cher journal.
Regarder amoureusement mon panier, ma liste d’envies et mes livres mis de côté sur Amazon, en attendant la prochaine commande.
Jouer aux Sims. (Oui ! J’ai un nouvel ordinateur ! Il est si beau. Je peux jouer aux Sims 3 dessus !)
Chercher des opportunités de traduction bénévole. Chercher du boulot rémunéré.
Cuisiner. Regarder des recettes, sélectionner l’élue du jour. Aller acheter les ingrédients manquants au U ou au Monoprix. Cuisiner, avec de la musique, à deux, dans la cuisine un peu moche, un peu encombrée mais qui prend forme.
Lire. American Gods (je me suis faite rire en intercalant un e sans faire exprès) de Neil Gaiman. Pas le meilleur bouquin du siècle mais je le finirai quand même, maintenant que j’en suis à à peine plus de cent pages de la fin.
Chercher sur les sites des facs. Bientôt l’année prochaine.
Visiter aussi le site de Pôle Emploi et celui du CROUS.
*
Je me sens tellement bien en ce moment, avec mon copain. On est heureux. On retape sa maison, doucement, et doucement j’ai l’impression que ça devient un peu chez moi. J’emménage dans deux mois, plus ou moins. J’espère que ça ne retombera pas comme un soufflé une fois que j’aurai emménagé — ou plutôt, je prendrai garde à ce que ça n’arrive pas.
Si j’avais su à quel point il était une perle rare, je n’aurais pas attendu autant de temps. (Mais je n’ai pas envie d’aller par là, et de parler de mon passé amoureux, parce que ça fait mal à chaque fois.)
*
Pour l’instant je mange du gingembre confit. Je porte un de ses t-shirts, un de ses caleçons et un gilet d’intérieur marron. Je vais bientôt retourner m’occuper de la famille bien méritée de Cristobalina Coleslaw, et je n’ai pas encore dit ce que je voulais dire dans ce post, à savoir :
l’indicible
ce qui fait que les moments deviennent scintillants avec de petites étoiles.
Presque deux mois que je ne travaille plus. J’ai l’impression que j’ai quitté ce boulot il y a bien plus longtemps que ça, une éternité — mais je n’ai pas l’impression que ça fasse si longtemps que ça que je suis “au chômage”. La vérité c’est que c’est une chouette vie, mais que quand on est pantouflarde comme moi, ça peut vite devenir une demi-heure de quoi que ce soit de constructif par jour, et encore, dans les bons jours. Lazy ass.
Il y a toujours une excuse et toujours quelque chose d’agréable à faire.
Quand j’y pense, c’est mes premières vacances décontractées depuis l’été d’il y a deux ans, donc c’est peut-être mérité.
En théorie, donc, je devrais écrire. Mais le sus-cité copain n’aime pas ce que je fais et c’est un peu le coup fatal, moi qui comptais sur lui. Moi qui pense que je vaux tellement plus que les autres.
Donc je ne fais rien. Je reste chez lui la plupart du temps, et genre deux jours dans la semaine je vais chez moi. Genre, pour relever mon courrier, y passer une nuit ou deux, comme ça. J’aime bien cet endroit, pourtant, mais je préfère être ici.
Depuis qu’on est rentrés de Rome, c’est la lune de miel.
*
les choses magiques dans la vie
il faut travailler
ce n’est pas pour n’importe qui.
Et moi je suis là et je ne fais pas grand-chose, je regarde les choses se passer, je prends du bon temps.
Oh mais je sais que ces moments d’auto-analyse comme juste là maintenant, ce sont ces moments qui me définissent et qui font que dans n’importe quelle situation je pourrai toujours réfléchir et potentiellement me sortir du pétrin. Que je ne suis jamais en pilote automatique pour très longtemps. Pourtant, je n’ai pas plus que les autres de raison de faire les choses.
J’attends, mais c’est la vérité, il n’y a rien qui me dise quoi faire, où aller, pourquoi, rien qui me pousse suffisamment fort. Les artistes accomplis disent, il faut fouiller, se presser comme un citron, il faut travailler sans cesse, c’est comme ça qu’on devient quelque chose et pas en attendant l’inspiration.
Je le sais bien.
Les choses magiques, heureusement, il y en a plein dans ma vie. Grâce à lui. Sans lui je ne sais pas ce que je ferais aujourd’hui, mais je suis tellement heureuse. Après si longtemps passé dans des relations dysfonctionnelles qui s’enchaînent, on n’imagine même pas qu’il puisse exister quelqu’un avec qui ça marcherait bien, vraiment bien, pas juste pas-mal ou pas-catastrophiquement. J’ai passé la barre du neutre et je suis plutôt haut dans le positif. Plutôt heureuse.
J’en voudrais encore plus ; je voudrais faire quelque chose de mes doigts qui soit comme ce qu’il y a avec lui, et pouvoir faire de l’art qui soit comme ma vie.
Haha.
Fut un temps j’avais pour objectif de faire l’inverse.
Je suppose qu’il y a du bon à se laisser vivre.
Quand je suis venue ici, je me suis dit Cette année quitte à ne rien faire d’autre c’est une année que tu lui consacres à lui. Et je ne le regrette pas, et ça marche rudement bien.
Pas trop de questions sur le long terme.
En attendant…
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(Source: kyleneeds)
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Nobody’s Daughter is dedicated to all the motherless children and fatherless babies in this world. This record is dedicated to the light and the eternal clonthian fire. The record is dedicated to the numinosity and to vengeance and to sobriety. To the delusion of the ten world and to the endless cycle of birth, life, old age and death with enlightenment firmly in our sights. We are dedicated to the deepest love, the truest love, and the purest self love. We are dedicated to a rapacious greed for living, and for God’s sake, holding onto yourself in a hurricane knowing you are so loved. This is dedicated to complete surrender. Just give in baby, just give in and you will find the light inside of yourself full of hate, and fury, and piss, and vinegar, cracked mirrors and total self annilhilation. But the light, the light will overcome, just hang on. And in the end, love, and nothing but love.Nobody’s Daughter liner notes
(Source: whatbrodysaidtoday, via somethingggreat)
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(via differentherald)
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The primadonna life, the rise, the fall
Le fait est que j’ai du mal à écrire sans public. Bien sûr, je préfère ne pas avoir de public qu’avoir un public de cons, ce qui est la raison pour laquelle j’ai quitté mon ancien blog et mon ancienne plateforme. Néanmoins, ça m’attriste, d’autant plus que parfois, comme aujourd’hui, je ressens le besoin d’écrire sur un blog comme je le faisais si assidûment autrefois. Ou bien c’est juste que je n’aime pas commencer quelque chose que je laisse inachevé.
Mais probablement pas.
C’est difficile d’ordonner mes pensées dans mon journal, par exemple, qui est une sorte de corbeille à pensées. Et écrire une nouvelle demande beaucoup plus d’élaboration. L’avantage du blog, c’est que ça doit être un minimum cohérent, mais ça reste facile. Un début, un milieu, une fin. Des références compréhensibles de l’extérieur. Un fil rouge ou un sujet principal. Guère plus.
N’empêche, je ne sais pas trop quel serait le sujet de cette note. Méta. Méta. Les filles qui vivent trop dans leur tête.
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Wash My Soul
Je vais quitter mon travail. En fait je devrais être en train de travailler au moment où j’écris cette note. Je ne sais pas ce que je vais faire maintenant, parce que j’en ai tellement marre que je ne veux plus jamais y retourner, mais je crois que je suis légalement obligée de le faire. Je vais devenir très malheureuse si je reste dans ce boulot ne serait-ce que quelques jours de plus. Je ne sais pas quoi faire. Ça ne va pas fort.
I am so much bigger than the life I am leading.